L’assurance demi-pension pour cheval : quelle réglementation ?

De plus en plus de personnes mettent leur cheval en demi-pension dans le but de mieux faire face aux charges liées à l’entretien de l’animal. Si les avantages de la demi-pension constituent la principale motivation des adeptes de ce mode de placement, il y a aussi de nombreux inconvénients. Heureusement, il est possible de se protéger en souscrivant à une assurance demi-pension.

Qu’est-ce qu’une demi-pension ?

La demi-pension de cheval consiste à louer votre cheval à d’autres amateurs de courses équestres. On parle également d’emprunt de cheval. Dans tous les cas, il est confié soit à un cavalier professionnel, à un club équestre ou à un particulier. Dans chacun de ces cas, il existe des formules de demi-pensions très distinctes dont les conditionnalités s’adaptent au profil du prêteur.

En échange de la mise à disposition du cheval, le prêteur a le devoir d’en prendre soin. Vous êtes en droit de partager les frais de soins vétérinaires (administration de vaccins, de vermifuge) avec lui et d’imposer les règles quant au traitement dévolu à l’animal. Cela vous permet d’amoindrir les frais d’entretien de votre cheval, puisque celui-ci sera hébergé dans une écurie professionnelle, tout en lui garantissant un entraînement régulier. Dans le cadre d’une demi-pension de cheval de club, votre cheval pourra même participer à des concours professionnels.

Pourquoi et comment assurer la demi-pension ?

Partager son cheval avec une ou plusieurs personnes n’est pas sans conséquence. C’est ce qui donne tout son sens à l’assurance demi-pension.

Cavalier sur un cheval en forêt

La responsabilité civile

La responsabilité civile couvre alors tous les dommages causés par votre cheval à un tiers (personne humaine, autre animal, matériel) étant étranger à la personne ayant la garde de l’animal au moment de l’incident (transport, soins, trajet à l’écurie, etc.), qu’il soit lié ou non au contrat de demi-pension, qu’il soit propriétaire ou non. Il faudra souscrire à une Responsabilité Civile Hors Action d’Equitation, encore appelée Responsabilité Civile Propriétaire d’Équidé. Pour le cavalier qui monte le cheval, c’est la Responsabilité en Action d’Équitation qui est valable.

Souscrire une assurance

Dans une assurance demi-pension, il n’y a pas que la responsabilité civile. Vous pouvez aussi couvrir les frais vétérinaires engagés à la suite d’une maladie ou d’un accident avec ou sans responsabilité humaine et les frais annexes (ferrure, vaccins, compléments alimentaires, vermifuges, etc.).

Il faut prévoir en moyenne 30€ l’an pour une Responsabilité Civile Propriétaire d’Equidé et jusqu’à 70€ par an si vous souscrivez également à une Responsabilité en Action d’Équitation. Ce qui permet de couvrir à la fois les dommages causés lorsque l’animal est monté ou non (bousculade, dégradation de biens ou de matériel, blessures, etc.). Dans tous les cas, ce type de contrat d’assurance ne peut être souscrit qu’auprès de compagnies spécialisées.

Licence FFE et assurance

En règle générale, posséder une licence FFE permet de jouir d’office d’une Responsabilité en Action d’équitation, et ce, indépendamment du cheval monté. Cette garantie est dévolue que le cheval soit en club, en demi-pension ou qu’il soit la propriété du souscripteur. La couverture prend en compte les dégâts causés par l’animal lorsqu’il est monté, lorsqu’il effectue un travail à pieds, un pansage ou un transport.

Malheureusement, cette règle n’est valable que pour très peu d’assureurs. Il faudra vérifier que le vôtre prend en compte ce détail. Sans quoi, il faudra obligatoirement souscrire à une Responsabilité Civile en action d’équitation de façon individuelle.

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